Interview d’Alain Laurioux

Il est à la fois régisseur du Cadre Noir et photographe équestre. Alain Laurioux connaît les plus grands écuyers et a voyagé aux quatre coins du monde. mais c'est auprès des chevaux qu'il se sent vraiment bien …

Quel est votre parcours ?

Je suis un gars basique, un fils de paysan. A 13 ans, j'ai obtenu une dérogation pour entrer à l'école des apprentis jockeys à Maisons-Laffite. Le soir, comme activité, j'avais choisi la photo. Mais mon professeur est mort. Le directeur de l'école m'a aussitôt convoque dans son bureau. Il m'a donné la clé du labo et m'en a confié a responsabilité. J'avais 15 ans. 

Vous avez appris tout seul ?

Oui, trois fois par semaine, de 19 h 30 à 22 h, je développais mes photos mes photos dans se labo. Tu n'a pas besoin de faire de longues études pour devenir photographe ! C'est d'abord une histoire d'amour.

Que photographiez-vous ?

Des chevaux, bien sur ! Des portrait des pur-sang, mais aussi des troupeaux dans les champs. j'ai toujours aimé les observer, les approcher, essayer de comprendre comment ils fonctionnent, comment ils communiquent, quelle est leur hiérarchie … Rien ne me procure plus de plaisir que d'être dans les prés, à leur cotes. Le cheval en liberté est mon plus beau modèle ! Et certainement le plus difficile à photographier. Pas évident de trouver le bon cheval, dans un belle attitude, avec un fond esthétique et une superbe lumière ! Bob Langrish est un maître du genre !

Comment viviez-vous ?

Je me suis fait embaucher comme palefrenier à Saumur. Pendant sept ans, j'ai fait les boxes, j'ai trimbalé des bottes de paille et j'ai soigné les chevaux de dressage. Mais je ne m'y plaisais pas. L'ambiance était trop militaire, et puis je ne montais plus à cheval. Au moment où je suis allé annoncer mon départ au directeur, il m'a demandé d'attendre six mois et de prendre le poste de régisseur qui allait se libérer. J'etais passionné par la lumière et par la musique. Cela ne pouvait pas mieux tomber !

 


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